En 2009, les blocages des plateformes d’approvisionnement des distributeurs par les agriculteurs ont donné à certains médias l’occasion d’évoquer les marges réalisées par les enseignes sur les produits agricoles. Des chiffres fantaisistes ont souvent été évoqués et la notion de marge a également fait l’objet de nombreux malentendus. Explications.
Afin de mieux comprendre ce que recouvre réellement une marge, prenons un exemple concret : celui de la filière laitière, l’un des plus significatifs.
En octobre 2009, l’UFC Que choisir a révélé que l’écart entre le prix producteur et le prix consommateur était d’environ 0,50 €. Ces chiffres sont exacts mais ils peuvent donner le sentiment trompeur que ces 0.50 € vont dans la poche des distributeurs ce qui est totalement faux ! Il ne faut pas oublier en effet qu’avant d’arriver dans les rayons des magasins, le lait est dégraissé, aseptisé, homogénéisé, pasteurisé, etc. Le lait vendu par le producteur n’est donc pas le même que celui trouvé par le consommateur dans les rayons sous forme de brique ou de bouteille. Et c’est cela qui explique en grande partie l’écart de 50 cts d’euros.
Voyons d’ailleurs précisément la décomposition du prix d’un litre de lait demi-écrémé payé 0,69 € par le consommateur :
- 0,18 € revient au producteur,
- 0,35 € revient au transformateur (qui dégraisse, aseptise, pasteurise, …)
- 0,04 € est reversé à l’Etat sous forme de TVA,
- 0,12 € revient au distributeur sous forme de marge brute.
La plus grosse part ne revient pas au distributeur mais bien au producteur et surtout au transformateur.
Sur le litre de lait, les 0,12€ reversés au distributeur ne sont pas le profit que fait le magasin !
Sur les 0,12€, il faut déduire tout un ensemble de frais supportés par le magasin : personnel, casse, transport, loyers, frais généraux, etc… Au final, pour un rayon donné, le profit avant impôts ne représente que 1,5% à 2% du prix vendu au consommateur. Si l’on reprend le calcul sur notre litre de lait, cela veut dire que sur un litre vendu 0.69 € au consommateur, le magasin fait un profit avant impôts compris entre 1 et 1.5 centimes d’€ !
Sur la base de cet exemple il est facile de comprendre à quel point les enseignes peuvent ressentir un immense sentiment d’injustice quand elles entendent qu’elles font soi-disant des profits colossaux sur le dos des agriculteurs et des éleveurs…
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Carrefour renforce son soutien aux éleveurs français
Carrefour a signé le 25 juin 2010 le premier accord de contractualisation avec une filière agneaux à Gramat (46). Cet accord a été conclu avec près de 1 000 éleveurs d’ovins du sud de la France et Destrel, partenaire industriel de Carrefour. Avec cinq autres signatures d’ici juillet 2010, Carrefour...Des actions de solidarité envers les agriculteurs
Afin de mieux rémunérer les producteurs de lait, l’enseigne a accepté pour 2010 une hausse de tarif de 4 à 5 centimes sur les briques et bouteilles premier prix et Auchan. Et pour valoriser les éleveurs, elle a inséré la mention « Lait de nos campagnes françaises » sur...Les consommateurs éprouvent une sensibilité particulière envers les prix et leurs variations. Bien souvent ils ont l’impression qu’ils augmentent, alors que selon les chiffres des instituts officiels tels que l’Insee ou Nielsen ils sont en baisse. Pour comprendre la formation d’un prix, il est nécessaire de prendre en compte tout ce qui se passe avant la commercialisation d’un produit et considérer l’ensemble des acteurs.
Depuis plusieurs années, la filière porcine française souffre de distorsions de concurrence au niveau européen. A cela vient s’ajouter depuis quelques mois une augmentation des coûts de production que la stabilité des prix de vente ne permet pas de compenser… les éleveurs sont pris dans un étaux dont ils peinent à sortir.
Fabien Leroux, éleveur de porc dans la Somme, nous raconte son quotidien et nous explique son point de vue sur la situation actuelle.
Bonjour,
la vraie question quelle est la marge du producteur sur ces 0.18 de prix de revient (ou marge brute)
et
quel est la marge brut du distributeur sur ces 0.12 ????
et cela bien évidement vous ne le dite pas alors que vous savez exactement la décomposition du prix du producteur!
le magasin fait un profit avant impôts compris entre 1 et 1.5 centimes d’€ !
et pour le producteur qui vend à perte ?
Entre septembre 2007 et septembre 2009 le prix d’un litre de lait UHT Candia a augementé de 5%.Dans le même temps le litre de lait payé aux éleveurs a baissé de 7% pour se négicier à 0.29 euros un niveau dramatiquement bas pour les éleveurs dans la mesure où le prix de revient est proche de 0.30 euros.
source :
http://cniloire.canalblog.com/archives/2010/01/18/16564880.html
et/ou
http://www.lefigaro.fr/economie/2009/05/14/04001-20090514ARTFIG00407-les-prix-du-lait-au-plus-bas-.php
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Bonjour Serial,
Votre question concernant les marges des producteurs nous intéresse et pourrait faire l’objet d’un prochain article sur le site, si vous le souhaitez. N’hésitez pas à la renseigner dans la rubrique « Poser votre question ».
Il faut d’abord savoir que la marge des producteurs de lait n’est pas connue par les distributeurs. Ceci car les enseignes de distribution n’achètent pas directement aux producteurs. Ce sont les industriels qui leur achètent leurs produits. La négociation des prix se passent entre eux, sans que les distributeurs soient associés. C’est seulement dans un deuxième temps que les enseignes achètent l’essentiel de leurs produits laitiers à 7 ou 8 industriels, souvent d’envergure mondiale.
Les données publiées dans cet article, concernant le prix du lait, sont issues de l’Observatoire des prix et marges, organisme créé en 2007 sous l’égide du Ministère de l’agriculture et de la DGCCRF. Cet Observatoire, qui a pour vocation de donner plus de transparence sur les prix, examine uniquement les prix payés aux producteurs, aux industriels et par les consommateurs. Il n’analyse pas les coûts supportés par chacun des acteurs, ce qui empêche de connaître la marge nette des producteurs. Il convient de noter que la Fédération du Commerce et de la Distribution a demandé, lors des débats récents sur la Loi de Modernisation de l’Agriculture, que ces données soient dorénavant prises en compte par l’Observatoire.
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Je suis producteur de pommes de terre dans la Somme et cultive plusieurs variétés de pommes de terre comme la Bintje et la César que je vends à l’industrie (Mousline) et sur le frais (MIN de Lyon, de Rungis). Il y a 6 ans, le marché de la pomme de terre était « lourd » avec des prix bas pour les producteurs du fait d’une offre abondante. Je vendais mes César en sacs de 10 kg non-lavée à 10 centimes le kg au marché de Rungis (rendu Rungis).
J’ai été outré (et le mot est faible!) en faisant mes courses de voir au supermarché Auchan de Dury (80) des pommes de terre César (en lavée certes) à 1 euro le kilo. Non seulement, la Grande Distribution s’en mettait plein les poches mais elle freinait la consommation de pommes de terre par des prix prohibitifs pour les consommateurs. Je ne suis absolument pas révolutionnaire mais un système économique n’est durable que si il y a redistribution…
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Nous comprenons votre désappointement sur ce sujet.
Cependant, comme vous le savez, il existe sur le marché du frais, 2 segments principaux: les pommes de terre lavables et les pommes de terre non lavables qui s’achètent auprès du producteur à des prix différents. De plus, afin de présenter une pomme de terre en vrac, les pommes de terre lavables subissent un tri après lavage et emballage (avant transport sur le lieu de vente) beaucoup plus sévère qu’un triage sur pomme de terre brossée. De plus, votre pomme de terre brossée n’a pas profité d’une bonne conjoncture au moment ou vous l’avez vendu à 0.10€/ kg. La conjoncture peut beaucoup varier selon les années et elle était particulièrement défavorable en cette période.
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le cout de revient du litre de lait établi par le compable est de 32 cts hors rémunération du travail alors que l’on travaille du 1er Janvier au 31 Décembre même le jour de la pentecote et aussi le Lundi de pentecote, de7 heures à 20 heures, 75 heures par semaine, pas de « week end ». Depuis le temps que l’on vous dit que l’on perd de l’argent,vous n’avez pas honte de faire comme si vous ne savez pas.
Vous dites que le lait à été dégraissé et ça sert à faire du beurre ou autre. Avec 1 litre de lait les industriels fabriquent 5 produits.
Le lait entier(-une partie de la crème) qui ne subit aucune transformation est quand même à vendre dans vos magasins autour de 1.10€,
De 0.26€ à 1.10€, cherchez l’erreur?
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Le prix d’un litre de lait est payé à l’éleveur 0,28 cts , alors que le consommateur achète 1 litre de lait 1,05 € à 1,10 € pour un produit le plus proche de celui qui est vendu par l’éleveur ( lait cru). Alors la plus grosse somme revient à qui ? à l’éleveur ou au distributeur ? d’autre part l’éleveur vend à perte car sont prix de revient est supérieur à 0,35€/l.
Les distributeurs pensent que la source de matière première alimentaire est intarrissable à travers le monde ! Libre à eux de promotionner une mondialisation forcée. Les fragiles équilibres de l’agriculture dans son ensemble vont à l’opposer des recherches de super profit. La bonne question c’est combien de temps le consommateur va accepter de se faire plumer par une petite minoritée de spéculateur ?
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J’étais la semaine dernière en Espagne dans une vente à la criée au poivrons et j’ai été très surpris des prix pratiqués comparés à ceux appliqués pour le commerce de détail, en hypermarché en France.
A titre d’exemple: 1,38€ le kg de poivron rouge en Espagne => 3,30€ le kilo de poivron rouges origine Espagne (cat II) samedi dernier en hypermarché (pas de suremballage, vente en caisse au détail).
Où vont les 2€ de différence ?
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La Grande Distribution nous mène en bateau depuis toujours, ils s’enrichissent de plus en plus au détriment des producteurs mais ils trouvent toujours les bon arguments pour nous faire croire qu’ils ne gagnent très peu. Un exemple: il y a quelques années , un Kg de raisin était payé au producteur 0,60€ et se retrouvait à 1,85€ au magasin. Explication: ce produit a été revendu à la centrale 0,80€ rendu, la Centrale l’a revendue au magasin 1,80€ donc elle a quand même pris 1€ alors que si n’avait pris que 0,80€ ces 0,20€ auraient permis au producteur de vivre de son métier et la centrale aurait pu avoir une marge confortable mais on embrouille le producteur et le consommateur .
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Il y a réellement un problème de compréhension pour beaucoup de personnes. Pourtant, il n’y a pas besoin d’avoir fait des études en économie pour comprendre certaines choses.
L’article l’explique très bien encore une fois, il ne peut pas y avoir que 10 ou 20 cents d’euros de différence entre le prix payé au producteur et celui payé par le consommateur. En effet, il y a plusieurs intervenants tout au long de la chaîne et il y a des frais de gestion, de personnel, etc qui sont à supporter par les points de vente notamment.
Si les produits sont si chers que ça dans vos supermarchés ou hypermarchés, n’hésitez surtout pas aller sur le marché, chez votre boucher, votre poissonnier et même à aller chercher votre lait directement chez votre producteur local. Vous pourrez alors comparer…
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Je découvre ce site et c’est ma foi un peu toujours la meme chose.
En résumé les distributeurs ne gagnent pas ou peu d’argent… et les producteurs réalise des marges.
Seul hic à mon sens et à ma connaissance, aucune grande surface à ce jour n’a fait faillite alors que tout les jours en France une ou plusieurs exploitations cessent faute de revenus décent.
Mais suis-je bete on confond marge et profit nous les producteurs, on sait pas trés bien compter.
Allez à bientot.
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vous vous rendez compte quand même que les distributeurs font presque autant de chiffre d’affaire sur un litre de lait que le producteur.
combien de travail represente la mise en vente de ce litre par rapport à sa création?
combien de litre de lait un distributeur vent par rapport au nombre de litre de lait un producteur produit?
le distributeur est le seul à décider de sa marge. quelque soit sont prix d’achat, il lui suffit de le vendre plus chère.
le producteur dépent du bon vouloir des acheteurs pour vendre, et ce-ci même si son prix de revente est inférieur à son coût de production.
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ce blog est une bonne initiative de la grande distribution. Néanmoins, l’exemple choisi – le prix du lait liquide- n’est pas neutre: c’est le produit sur lequel il y a le moins de marges de la GD. Pourriez vous décomposer le prix sur les produits laitiers, beurre, fromage et yaourt? Merci d’avance
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