Dans les pays en développement, le travail forcé, celui des mineurs, le non-paiement des heures supplémentaires, les mauvaises conditions de travail… sont des réalités. Les enseignes de la distribution, qui se fournissent auprès d’industriels de ces pays, souhaitent combattre ces atteintes aux droits de l’homme. Pour cela, elles ont mis en place des outils de contrôle : zoom sur l’Initiative Clause Sociale (ICS).
L’Initiative Clause Sociale (ICS) a été créée en 1998 sous l’égide de la Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD). Ce groupe de travail compte aujourd’hui 15 enseignes : 3 Suisses, Adéo groupe, Auchan, Carrefour, Casino, Conad, Conforama, Cora, Colruyt, E.Leclerc, Jules, Monoprix, Okaidi, PPRP, Système U. Objectif : accompagner les fournisseurs auprès desquels elles s’approvisionnent en direct dans les pays en développement (Bangladesh, Chine, Inde, Maroc, Turquie…). Un accompagnement dans le respect et l’intégration des principes universels des droits de l’homme et de la réglementation sociale locale dans leurs unités de production.
Cette démarche collective est menée dans le cadre fixé par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Elle a conduit les enseignes à aller vérifier sur place la réalité des conditions de travail dans les sites de production. Comment ? Par la mise en œuvre d’audits sociaux confiés à des cabinets d’audit extérieurs indépendants et spécialisés.
Le questionnaire d’audit est commun et couvre huit chapitres :
- Travail des enfants
- Travail forcé
- Discrimination
- Pratiques disciplinaires, harcèlement et mauvais traitements
- Liberté d’association
- Heures de travail et heures supplémentaires
- Rémunération et avantages
- Santé et sécurité
Les résultats des audits des fournisseurs sont publiés à chaque début d’année. Partagées entre les enseignes membres de l’ICS, ces données permettent de dégager des axes de progrès. En 2010, 2000 audits sont prévus.
Si l’audit initial d’un site de production recense des non conformités, des améliorations sont alors proposées à l’industriel pour le responsabiliser. Un audit de suivi vérifie ensuite que les actions dites « correctives », validées par l’enseigne, ont bien été mises en œuvre. Dans l’exercice de l’audit, l’une des difficultés majeures consiste à évaluer les pratiques liées aux droits humains (recours au travail forcé, discriminations…). Quant aux problèmes rencontrés le plus fréquemment, ils concernent :
- Les conditions de travail (hygiène et sécurité)
- Les horaires abusifs
- La faible rémunération
- Les heures supplémentaires impayées.
L’ICS entretient aussi des relations avec les partenaires locaux (ONG, syndicats, Pouvoirs Publics) pour aller plus loin et mener des actions de fond : formalisation administrative (établissement de registres, contrats de travail, contrôle des machines…), hygiène et sécurité, suppression des cautions abusives… En revanche, tout ce qui implique des financements lourds reste difficile à faire évoluer : salaire, paiement des heures supplémentaires, volumes horaires. Une situation due au manque d’implication des autorités locales qui ferment les yeux sur les conditions de travail dans ces usines.
La FCD ne ferme pas les yeux sur ces problèmes et prône la mise en place d’un référentiel international pour les audits sociaux, qui serait établi par l’Organisation Internationale du Travail. Estimant que ce n’est pas dans ses fonctions, cette organisation préfère laisser les entreprises élaborer leurs propres initiatives.
Imprimer cet article
Envoyer cet article
Casino, enseigne signataire du Pacte Mondial des Nations Unies
En 2009, Casino a signé le Pacte Mondial des Nations Unies et s’est engagé sur 10 principes fondamentaux en faveur des droits de l’homme, des droits du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption dans les pays où le groupe est présent. Casino déploie également depuis 2000...Bien que très sollicités, les français restent très généreux. C’est ce qu’ils ont démontré durant les deux jours de la Collecte nationale des Banques alimentaires. Ils ont été des millions à donner une petite part de leurs courses pour soutenir les plus démunis. Grâce à eux c’est près de 12 000 tonnes qui ont été récoltées , ce qui équivaut à 24 millions de repas. Une augmentation de 7 à 8 % par rapport aux chiffres de 2009. La solidarité a encore gagné !
Lundi 29/11 – 10h : nous sommes toujours dans l’attente de la publication des chiffres définitifs mais selon une estimation ce serait près de 24
millions de repas qui auraient été collectées vendredi et samedi lors de la collecte
nationale des banques alimentaires.
Commentaires
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire