Des différences de prix d’un jour à l’autre sur un même produit peuvent effectivement être constatées en magasin. Il peut s’agir d’une promotion qui se termine, ce qui signifie que dès le lendemain le produit concerné reprendra son prix « normal ». Il faut également savoir que les cours des fruits et légumes ne sont jamais fixes. Ils varient chaque semaine en fonction de l’offre et de la demande. Ainsi si l’offre est inférieure à la demande, les prix augmenteront d’une semaine à l’autre. Et il est impossible d’avoir des prix fixes pour ce type de produits car leur production dépend d’un facteur non-maîtrisable par l’homme : la météo. Il est impossible pour les enseignes de passer des commandes en volumes fixes, c’est pourquoi on constate très souvent des variations de prix en fonction des périodes.
Il n’est pas rare que des déséquilibres soient crées entre l’offre et la demande de fruits et légumes. Le marché a connu d’importantes crises au cours de l’été 2010. Les températures estivales tardives ont décalé les productions qui sont arrivées très tard sur le marché, quand la demande était moins importante. Ainsi les producteurs se sont retrouvés avec une quantité importante de produits à écouler. Les cerises, les pêches, les nectarines et les melons ont été particulièrement touchés. Dans le cas du melon, 6 500 à 7 500 tonnes se sont retrouvées sur le marché quotidiennement pour une consommation journalière moyenne de seulement 5000 tonnes. Le seul moyen de pouvoir écouler ces denrées périssables rapidement était de baisser les prix.
Pour sortir le marché de la crise, les enseignes de la distribution ont du mettre en œuvre l’accord de modération des marges, signé en mai 2010 avec le président de la République. En cas de crise, les enseignes se sont engagées à appliquer un niveau de marge inférieur ou égal au niveau de marge moyen du rayon fruits et légumes. Les marchandises ont alors été vendues à prix plus bas que d’habitude pour permettre aux producteurs d’écouler leur stock. Pour encourager le consommateur à consommer ces produits, l’opération s’est accompagnée d’une communication spéciale et de multiples opérations de promotions en magasins. Les consommateurs ont ainsi pu, par exemple, bénéficier de produits à prix coutant, sans pour autant rogner la marge du producteur.
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Les consommateurs éprouvent une sensibilité particulière envers les prix et leurs variations. Bien souvent ils ont l’impression qu’ils augmentent, alors que selon les chiffres des instituts officiels tels que l’Insee ou Nielsen ils sont en baisse. Pour comprendre la formation d’un prix, il est nécessaire de prendre en compte tout ce qui se passe avant la commercialisation d’un produit et considérer l’ensemble des acteurs.
Depuis plusieurs années, la filière porcine française souffre de distorsions de concurrence au niveau européen. A cela vient s’ajouter depuis quelques mois une augmentation des coûts de production que la stabilité des prix de vente ne permet pas de compenser… les éleveurs sont pris dans un étaux dont ils peinent à sortir.
Fabien Leroux, éleveur de porc dans la Somme, nous raconte son quotidien et nous explique son point de vue sur la situation actuelle.
[...] Question internaute : « Cet été, j’ai vu des melons à 1€20 et le lendemain les mê… Article publié le 1 décembre 2010 Imprimer cet article Envoyer cet [...]